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Words: 193569 in 33 pages
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: Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 1 / 7) by Thureau Dangin Paul - France History Louis Philippe 1830-1848 FR Histoire
Par. Page.
PREFACE
When submitting to the reader this my first work on Veterinary Science, I cannot forbear from addressing to him a few remarks, in the hope of explaining some of those peculiarities which it may appear to present.
At a period of life, when many men retire from active business, I commenced the study of a new profession. My mind was not prepared to receive instruction through the ordinary process, and I was, by necessity, obliged to be, in a great measure, my own tutor. I found that I could learn only through observation, and this circumstance led me into inquiries which often left me in opposition with established opinions. Hence many of the facts announced in the following pages are new, and not very much contained in them is strictly accordant with the acknowledged authorities. The latter circumstance I may regret, but I have no apology to offer for it. My convictions are derived from the study of Nature, and are conclusions gained from a higher source than conjecture or opinion sanctioned by time or approved by professors.
Cependant, o? est le prince? Il faut savoir enfin, d'une fa?on positive, si l'on peut compter sur son acceptation. Personne n'est parvenu encore ? s'aboucher directement avec lui. Sa persistance ? demeurer hors de Paris trahit au moins de grandes incertitudes, des angoisses dont le secret n'a jamais ?t? pleinement r?v?l?, mais o? se m?laient sans doute et se heurtaient les scrupules de la conscience et les tentations de l'ambition, les calculs de la prudence personnelle et le souci du p?ril public. C'est seulement fort tard dans la soir?e, sous la pression de messages r?p?t?s, peut-?tre aussi, s'il faut en croire certains bruits, sur le conseil d?cisif de M. de Talleyrand, que le duc d'Orl?ans se r?sout ? venir au Palais-Royal. D?s lors, ses h?sitations ne peuvent plus ?tre de longue dur?e. Aupr?s de lui, d'ailleurs, comme tout ? l'heure aupr?s de la Chambre, on fait valoir l'urgence du p?ril, les menaces de l'H?tel de ville, l'?ventualit? de la r?publique. Le 31, au matin, le prince d?clare son acceptation, et fait aussit?t une proclamation aux habitants de Paris. Apr?s avoir rappel? l'invitation que lui avaient adress?e : Il termine ainsi: Les d?put?s, de leur c?t?, adressent aussi au une proclamation r?dig?e par M. Guizot. Ils annoncent qu'en attendant pour constituer , ils ont le duc d'Orl?ans ? exercer les fonctions de lieutenant g?n?ral. Puis ?num?rant toutes les lois de ? faire, les d?put?s ajoutent: Nul ne peut plus d?s lors se dissimuler,--les termes m?me des proclamations ne le permettent pas,--qu'en nommant un lieutenant g?n?ral, on a fait un roi.
Serait-il possible de surmonter ou de d?jouer cette r?sistance de l'H?tel de ville? Tout d?pendait de La Fayette. Les agitateurs, inconnus en dehors du cercle ?troit et ferm? des soci?t?s secr?tes, sentaient que le nom du g?n?ral leur ?tait indispensable pour faire ?chec aux d?put?s. Aussi, pendant ces heures rapides, d?cisives et troubl?es, quelle lutte d'influences se livrait autour de ce vieillard! Les r?publicains s'effor?aient de l'entra?ner, de le compromettre, de le piquer d'honneur, le mena?aient de rallumer la guerre civile, lui montraient, dans le , la n?gation de ses principes, la contradiction des r?gles de conduite qu'il avait pos?es dans la Charbonnerie. Les amis du lieutenant g?n?ral n'?taient pas, de leur c?t?, sans avoir quelques intelligences ? l'H?tel de ville; activement et adroitement second?s par M. de R?musat qui, costum? en officier d'?tat-major, sabre au c?t?, plumes flottantes au chapeau, s'?tait, d?s le premier jour, improvis? aide de camp du commandant de la garde nationale, ils pouvaient aussi compter, en ce cas sp?cial, sur M. Odilon Barrot, d?j? aussi sinc?re ? proclamer ses convictions monarchistes, qu'ardent ? ?branler tout ce qui pouvait rendre la monarchie durable et respect?e. De nombreux ?missaires arrivaient du Palais-Royal pour gagner La Fayette ? la solution orl?aniste, entre autres ses vieux amis, les g?n?raux G?rard et Mathieu Dumas. Il n'?tait pas jusqu'? M. Rives, envoy? des ?tats-Unis, qui n'assur?t ? l'ancien ami de Washington que son adh?sion ? la royaut? nouvelle serait comprise et approuv?e dans la r?publique am?ricaine.
Entre ces conseils et ces instances si contraires, La Fayette demeurait fort troubl?. D?j?, quarante ans auparavant, Mirabeau l'avait appel? . L'?ge n'avait pas diminu? ce d?faut. Un de ses amis nous le d?peint alors . Il ne se d?robait aux pouss?es trop v?h?mentes que gr?ce ? son aisance sup?rieure de conversation et de mani?res, ? une sorte de dext?rit? gracieuse, vieux restes de ces dons de grand seigneur que sa d?mocratie d'emprunt n'avait pu d?truire enti?rement. Ne dissimulant d'ailleurs ni son embarras ni son effroi: Cette faiblesse, par tant de c?t?s p?rilleuse, ?tait dans le cas particulier une garantie: elle devait d?tourner La Fayette de toute entreprise exigeant une initiative et une r?solution ?nergiques. M. de R?musat connaissait bien son chef, quand, le pla?ant en pr?sence des deux solutions, la r?publique avec sa pr?sidence ou la monarchie du duc d'Orl?ans, il le pressait de cette question: La responsabilit?, c'?tait ce que La Fayette redoutait le plus, malgr? son go?t ? jouer les r?les en vue dans les r?volutions. D'ailleurs, s'il lui plaisait pour sa popularit? de se dire, en th?orie, partisan de la r?publique, il n'?tait nullement press? d'en avoir la r?alit? pratique et surtout la charge: il pensait un peu sur ce point comme B?ranger. Aussi put-on bient?t pr?voir qu'il ne s'opposerait pas ? l'?l?vation du duc d'Orl?ans. Plus soucieux de traiter au nom du peuple que d'assumer l'embarras de le gouverner, il se r?servait d'obtenir des pour prix de son adh?sion, et sa vanit? devait se trouver satisfaite, s'il apparaissait bien ? tous que la monarchie ne s'?tablissait que par sa permission, sous son patronage, et en subissant ses conditions.
On ?tait ? l'une de ces heures o? la fortune veut ?tre brusqu?e. Dans l'apr?s-midi du 31, les monarchistes, inform?s des dispositions de La Fayette, jug?rent possible et opportun de tenter une d?marche hardie et d?cisive. L'id?e premi?re venait-elle du Palais-Bourbon ou du Palais-Royal? On ne le voit pas clairement, et il importe peu. Il fut r?solu que le lieutenant g?n?ral, accompagn? des d?put?s, se rendrait aussit?t ? l'H?tel de ville. Visite fameuse, sur laquelle il convient de s'arr?ter un moment, car, mieux que tout autre incident de ces jours troubl?s, elle met en lumi?re les conditions dans lesquelles s'?tablissait la royaut? nouvelle.
? mesure qu'on s'?loigne du Palais-Royal pour p?n?trer dans les quartiers populaires, les physionomies deviennent plus renfrogn?es, les cris plus ?quivoques, ou m?me ouvertement hostiles. Au lieu de: on entend: Vainement le prince, qui conserve son sang-froid, redouble de coquetteries et multiplie ses poign?es de main, ? chaque pas l'aspect s'assombrit davantage. Grande angoisse dans le cort?ge, o? l'on n'ignore pas que des projets d'assassinat ont ?t? agit?s par certains fanatiques. Aussi l'un des acteurs, qui avait le plus pouss? ? la d?marche, M. B?rard, a-t-il ?crit plus tard: Encore, tout n'est pas alors fini. Le palais municipal d?borde: figures plus sinistres que dans la rue. Les rares vivat sont aussit?t brutalement ?touff?s par des murmures ou par les cris de: Press? d'une fa?on parfois mena?ante, le duc d'Orl?ans p?le, mais toujours ma?tre de soi, avance, r?solu ? pousser l'aventure jusqu'au bout. Arriv? dans la grande salle, les quelques mots qu'il prononce et la d?claration des d?put?s sont accueillis par un silence glacial: beaucoup de visages portent l'empreinte d'une rage concentr?e. On ne sait comment le drame va tourner, quand le duc d'Orl?ans et La Fayette saisissent un drapeau tricolore, se donnent le bras et se dirigent vivement vers une des fen?tres. ? la vue du prince et du g?n?ral qui s'embrassent, ? demi envelopp?s dans les plis du drapeau, la foule, toujours mobile, pousse des acclamations unanimes: Il n'en fallait pas plus: du coup, la partie, nagu?re incertaine, est gagn?e, et le retour au Palais-Royal est un triomphe.
? peine le prince parti, La Fayette fut assailli des plaintes et des reproches de ses jeunes amis; on lui fit voir, un peu tard, qu'il avait contribu? ? cr?er un roi, sans lui avoir impos? aucune condition. Comment essayer apr?s coup de r?parer cette omission? Une sorte de programme fut aussit?t r?dig?, et le g?n?ral l'emporta au Palais-Royal, avec le dessein de le pr?senter au nom du peuple et d'en exiger l'acceptation. Mais l'occasion ?tait pass?e; il fut facile au duc d'Orl?ans de se d?barrasser de son visiteur par quelques belles paroles. Celui-ci se disant r?publicain, le prince d?clara qu'il ne l'?tait pas moins. La Fayette ayant repris , r?pondit le futur roi. Le g?n?ral, qui cherchait probablement un pr?texte pour se d?clarer satisfait, ne parla pas davantage du programme qu'il avait en poche, et revint vers ses amis en leur disant: Quelques heures apr?s, le duc d'Orl?ans se tirait aussi ais?ment d'une entrevue avec les meneurs de la jeunesse d?mocratique, MM. Godefroy Cavaignac, Boinvilliers, Bastide, Guinard, Thomas et Chevallon, que M. Thiers lui avait amen?s. Il se montra, comme ? son habitude, causeur facile et abondant, parla un peu de tout, sans s'engager ? rien. , dit en sortant M. Bastide.--, r?pondit M. Cavaignac. Mais, contents ou non, ces jeunes gens ne pouvaient plus rien.
Une r?volution o? le Palais-Bourbon l'emportait sur l'H?tel de ville ?tait, en effet, chose pour le moins extraordinaire et qui ne devait pas se revoir. La peinture et la sculpture officielles re?urent ordre de reproduire la sc?ne de la visite, et il y eut, entre tous ceux qui se f?licitaient d'avoir ?chapp? ? un p?ril imminent, comme une ?mulation ? c?l?brer ce qu'on appelait un . On ne saurait contester en effet ni le courage avec lequel le duc d'Orl?ans s'est expos?, sans autre d?fense que son sang-froid, aux violences r?volutionnaires, ni l'habilet? avec laquelle les promoteurs de la royaut? nouvelle ont si lestement surpris, annihil? et devanc? les fauteurs de r?publique. Mais, s'il ?tait loisible de refaire apr?s coup les ?v?nements, avec la clairvoyance que donne l'exp?rience acquise et ? l'abri des entra?nements que les meilleurs subissent dans le trouble de pareilles crises, ne pourrait-on pas supposer un emploi plus utile encore de ce courage tr?s-r?el? ne pourrait-on r?ver une habilet? ? plus longue vue, qui ne se born?t pas ? esquiver le p?ril du jour, en pr?parant celui du lendemain? Un mois apr?s, comme le g?n?ral Belliard faisait valoir ? M. de Metternich l'heureuse pr?sence d'esprit dont avait fait preuve le lieutenant g?n?ral en cette p?rilleuse occurrence: C'?tait beaucoup de substituer la monarchie du premier prince du sang ? l'anarchie r?volutionnaire dont on avait craint un moment que le triomphe de l'H?tel de ville ne f?t le r?gime de la France; mais une monarchie pouvait-elle, sans fausser et abaisser son caract?re, sans perdre de la dignit? et de l'autorit? morale qui lui sont n?cessaires, ?tre r?duite ? offrir des poign?es de main au populaire, ? recevoir, en place de Gr?ve, l'accolade de La Fayette, ? solliciter le laisser-passer de la r?volution? Ne saisit-on pas l?, d?s l'origine, ce mal que Casimir P?rier devait, quelques mois plus tard, appeler, avec col?re, ? Les plus ?clair?s, parmi les fondateurs du nouveau gouvernement, avaient le sentiment du tort qu'il se faisait ainsi. Tout en accompagnant le duc d'Orl?ans ? l'H?tel de ville, M. Guizot ne se dissimulait pas que , et il pressentait d?s lors les p?rils en face desquels allait se trouver la royaut?. Pour dissiper ces alarmes, il ne suffit pas d'entendre M. Odilon Barrot saluer, comme une nouveaut? heureuse, ce qu'on appelait alors , et d?clarer b?atement que .
D'ailleurs, si l'on admettait que la r?volution avait ainsi le Roi, ne fallait-il pas s'attendre qu'elle revendiqu?t, comme autrefois l'?glise, le droit d'examiner dans quelle mesure auraient ?t? tenues les promesses du sacre? Durant plusieurs ann?es, que de bruit, dans les journaux de la gauche, autour de ce fameux , sorte de contrat que Louis-Philippe, pr?tendait-on, avait souscrit, le 31 juillet 1830, et dont la violation rendait son titre caduc! L'opposition cherchera l? le pr?texte et comme la justification des pol?miques factieuses, m?me des ?meutes. Tout reposait sans doute sur un fait mat?riellement faux; et, un jour de l?gitime impatience, le Roi sera fond? ? s'?crier que ; La Fayette, en effet, ne lui avait soumis ni fait accepter aucun programme; cependant, si le prince, tout en parlant beaucoup et en caressant tout le monde, avait eu assez d'adresse et de pr?sence d'esprit pour ne pas se laisser arracher d'engagement pr?cis, il avait ?t? conduit, pour d?sarmer le parti r?volutionnaire, ? faire na?tre ou du moins ? ne pas d?courager des esp?rances qui n'auraient pu ?tre r?alis?es sans d?truire la monarchie elle-m?me. Ainsi y avait-il eu, au d?but du r?gime, un germe d'?quivoque, une sorte de malentendu qui, pour avoir ?t? voulu et momentan?ment utile, ne risquait pas moins de fournir plus tard pr?texte ? des controverses p?rilleuses.
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