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Words: 83023 in 22 pages
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: La Vie de Madame Élisabeth soeur de Louis XVI Volume 1 by Beauchesne A De Alcide Dupanloup F Lix Commentator - Elisabeth Princess of France 1764-1794 FR Biographie Mémoires Journal intime Correspondance
du dehors, en rappelant les beaux jours ?coul?s, lui faisaient comprendre davantage l'horreur de sa situation. La Reine ayant eu des nouvelles directes de madame de Polignac, lui r?pondait le 14 septembre 1790:
Sa lettre du 3 novembre est ?crite dans le m?me ordre de sentiments et d'id?es. Rien ne peut d?cider le Roi, quoique ses ennemis le pers?cutent de toute mani?re; on lui pr?sente des plans qu'il repousse. Tout ceci est plus indiqu? qu'exprim?: Madame ?lisabeth se sert d'un style m?taphorique qui insinue ce qu'elle ne dit pas. Cependant elle ajoute qu'on tient des propos indignes contre la Reine. Presque aussit?t apr?s, Madame ?lisabeth parle de son testament, qu'elle a d?pos? dans les mains de madame de Raigecourt. Elle ne se fait aucune illusion sur la situation: elle comprend que la vie m?me des princes de la famille royale est en p?ril, mais elle se soumet d'avance ? la volont? de Dieu.
Le 27 novembre 1790, l'Assembl?e obligea les membres du clerg? ? un serment pour le maintien de la constitution civile du clerg?. Cette constitution, qui violait les droits de l'?glise et qui ?tait formellement condamn?e par le Saint-Si?ge, rencontrait naturellement une vive opposition dans les consciences catholiques.
Madame ?lisabeth, dont l'?me d?licate s'inqui?tait de ce qui portait atteinte ? l'orthodoxie religieuse et ? l'honneur sacerdotal, s'?mut ? la pens?e qu'un pr?tre qu'elle avait prot?g? pouvait se trouver engag? dans la m?me voie. C'e?t ?t? ? la fois pour elle une affliction et une responsabilit?. Elle ?crivit donc ? l'abb? de Lubersac de voir imm?diatement ce pr?tre:
Ce mot n'a-t-il pas quelque chose de navrant quand on vient ? se souvenir comment mourut Madame ?lisabeth?
Depuis le mois d'octobre 1789, Madame ?lisabeth n'avait pu visiter Saint-Cyr. Ce mot, qui peint l'esprit d?magogique aussi bien que la cr?dulit? publique de ce temps, n'avait rien d'exag?r?. Un jour vint cependant o? elle se laissa persuader qu'elle pouvait sans imprudence retourner dans ce lieu qui lui ?tait cher.
Avec quel respect affectueux, avec quelle touchante sympathie elle fut re?ue ? Saint-Cyr apr?s une si longue absence, apr?s tant d'angoisses, ? la veille de tant de p?rils! Jamais on ne lui montra plus de d?vouement. Ma?tresses et ?l?ves sentaient que c'?tait la soeur de leur Roi malheureux qu'elles recevaient, et Madame ?lisabeth, de son c?t?, comprit la pens?e de leur coeur.
Un de ces sentiments n'?tait autre peut-?tre que celui de la vie heureuse et paisible qu'elle e?t pu go?ter dans cet asile, et la pens?e des malheurs et des p?rils au-devant desquels elle se faisait un devoir de retourner. Peut-?tre aussi la joie de cette supr?me visite se nuan?ait-elle de cette teinte de tristesse attach?e aux adieux. Elle ne devait plus revoir Saint-Cyr.
Ces g?missements et ces pleurs ?taient la protestation des ?mes contre la violence faite ? la conscience religieuse par la pr?sence de ce pr?tre asserment? que l'autorit? civile imposait ? des chr?tiennes fid?les aux lois de l'?glise. Madame ?lisabeth fut inform?e de ces faits; comme les dames de Saint-Cyr, elle ne pouvait que g?mir elle-m?me. Sa consolation apr?s la pri?re ?tait de s'occuper de ses amies. Pendant le mois de d?cembre, elle entretient madame de Raigecourt des faits qui se passent. C'est le maire de Paris qui a fait venir les cur?s et leur a d?clar? qu'il n'avait rien ? leur donner pour les pauvres; or, toutes les dotations charitables institu?es pour venir au secours des indigents avaient ?t? confisqu?es, et c'?taient les municipalit?s qui ?taient charg?es d'y suppl?er. C'est M. de Mirabeau qui demande un cong? d'un mois. C'est le comte d'Artois auquel l'Assembl?e a refus? de quoi payer ses dettes, tandis qu'elle a assur? un million pendant vingt ans au duc d'Orl?ans pour satisfaire ses cr?anciers.
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