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Read Ebook: L'Illustration No. 3252 24 Juin 1905 by Various

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Ebook has 111 lines and 10614 words, and 3 pages

Deux Messies.

E. LEDRAIN.

Ont paru:

L'ERUPTION DU V?SUVE.

Le V?suve, qui depuis assez longtemps semblait sommeiller, vient d'avoir r?cemment un r?veil inqui?tant. La recrudescence de l'activit? volcanique s'est manifest?e par les ph?nom?nes habituels: panaches d'?paisse fum?e, jets de mati?res incandescentes, coul?es de lave, semblables ? des torrents de feu, d?valant du crat?re le long des flancs de la montagne. Le spectacle ?tait grandiose, et, naturellement, c'?tait la nuit, surtout en raison de l'opposition entre les t?n?bres du ciel et les vives clart?s de l'?ruption, qu'il offrait un caract?re vraiment fantastique. L'oeil en restait fortement impressionn?, la m?moire pouvait conserver le souvenir de ce merveilleux tableau; mais comment le fixer d'une fa?on durable? La solution de ce probl?me n'est plus une utopie, gr?ce aux proc?d?s nouveaux de la photographie nocturne, que les travaux pers?v?rants d'un ing?nieux amateur, M. Charles Fumagalli, ont contribu? ? amener ? un degr? proche de la perfection, ainsi qu'en t?moigne le curieux document reproduit ici d'apr?s un clich? pris le 27 mai dernier, ? 9 heures du soir.

UNE MINE D'OR EN FRANCE.

Faut-il croire, comme le fait un de nos compatriotes dans une lettre publi?e par la Soci?t? d'histoire naturelle d'Autun, que nous avons <>? Toujours est-il qu'il y aurait, ? Budeli?re-Chambon, dans la Creuse, des filons de quartz aurif?re de r?elle valeur. Ils contiendraient en moyenne 40 ou 50 grammes, parfois de 60 ? 100 grammes, d'or ? la tonne, ce qui est un titre exceptionnellement ?lev?. L'or s'y trouve combin? ? la pyrite et peut ?tre trait? par cyanuration. Les filons sont assez puissants; le principal a 3 m?tres de puissance. On peut le suivre sur un parcours de 40 kilom?tres vers Ch?teau-sur-Cher et Saint-Maurice : malheureusement il ne contient de l'or qu'? l'endroit o? il s'enfonce sous les micaschistes, ? Evaux et Budeli?re-Chambon. Des travaux d'exploitation ont ?t? commenc?s: une usine de traitement sera ?tablie sur le bord de la Tarde, et l'on saura avant peu ce que vaut la mine et si elle rappelle, f?t-ce de loin, celles du Transvaal: les bonnes; pas celles sur les titres desquelles l'innocent public fran?ais s'est ru?.

LES DEUX PACHAS.

Les admirateurs de Pierre Loti seront sans doute surpris de reconna?tre leur ?crivain favori sous le rouge tarbouch des sectateurs du Koran. Et, voyez l'influence de la coiffure, un Turc pur sang auquel nous montrions l'?preuve rarissime n'eut pas une seconde d'h?sitation, et d?signant Pierre Loti: <>

LE VERRE ARM?.

Comme le ciment arm?, le verre arm? est maintenant de plus en plus employ? dans les constructions.

Le verre arm?, dont le principe fut brevet? par un Am?ricain, s'obtient en laminant deux couches de verre entre lesquelles on place un treillis m?tallique.

Le produit pr?sente une coh?sion et une t?nacit? remarquables; et, en cas de rupture, les fragments de verre, au lieu de se s?parer, demeurent adh?rents, retenus par le treillis m?tallique. C'est le principal avantage du verre arm?.

Par d'int?ressants essais, faits r?cemment, MM. Schlernitzauer et Crochet, directeurs de la Compagnie de Saint-Gobain, ont constat? qu'une plaque de verre arm? de 6 millim?tres d'?paisseur, de 1 m,25 sur 0m,45, pouvait supporter un poids de 475 kilos; avec 600 kilos, elle ne se rompit point, mais fut seulement courb?e et fendill?e.

Autre qualit? importante du verre arm?: une construction l?g?re dont les parois sont faites de verre arm? r?siste ? un feu tr?s vif allum? ? l'int?rieur, tandis qu'une vitre ordinaire se brise d?s les premi?res atteintes de la flamme.

De telles qualit?s d?signent manifestement le verre arm? pour les toitures, les ?talages, les vitrages; mais son application ? la construction des escaliers est particuli?rement heureuse, car les escaliers en verre permettent l'?clairage facile des descentes de sous-sols; leurs marches ne sont pas glissantes et, en cas d'incendie, leur sup?riorit? sur les escaliers en bois n'est pas contestable.

LA TRANSMISSION PR?CISE DE L'HEURE PAR T?L?PHONE.

A la suite d'un voeu exprim? par la Chambre syndicale de l'horlogerie de Paris, l'observatoire du Bureau des longitudes vient d'indiquer un proc?d? permettant d'utiliser, pour la transmission pr?cise de l'heure, les facilit?s que procure aujourd'hui le r?seau t?l?phonique.

L'heure est transmise avec la m?me pr?cision que si le destinataire se trouvait aupr?s de la pendule elle-m?me, en transmettant directement le bruit des battements de la pendule. L'exp?diteur num?rote ? la voix deux ou trois battements et le destinataire continue ? compter ? l'oreille.

Ce mode de transmission de l'heure para?t appel? ? rendre de grands services ? l'horlogerie et aux ?tablissements scientifiques qui ont besoin de conna?tre l'heure avec pr?cision, et cela non seulement ? Paris, mais encore dans toutes les localit?s reli?es au r?seau t?l?phonique.

Les ports de guerre et de commerce pourront d?sormais se dispenser d'?tablir des observatoires astronomiques pour r?gler les chronom?tres des navires en partance; il leur suffira de poss?der une pendule ou m?me un chronom?tre et de r?gler de temps ? autre cet instrument par le t?l?phone.

Le m?me proc?d? pourrait ?tre utilis? pour la d?termination des longitudes: gr?ce ? la transmission directe des battements, les observateurs des deux stations pourraient, en effet, noter les heures de leurs observations ? une seule et m?me pendule.

PR?DICATION EN FOR?T.

Ceci se passe non pas dans quelque lointaine r?gion, chez quelque peuplade primitive, nouvellement initi?e aux bienfaits de la civilisation, mais sur le territoire d'une commune suburbaine, situ?e au sud-est de Berlin. Johannistal--tel est le nom de cette localit? b?nie--poss?de une for?t, et des esprits judicieux ont estim? que cette for?t pouvait ?tre, pendant l'?t?, un sanctuaire naturel tr?s propice ? l'exercice du culte luth?rien. Les hauts f?ts et les frondaisons des arbres ne rappellent-ils pas les colonnes et les vo?tes du temple? Ses solitudes n'en offrent-elles pas la paix et la majest? sacr?es? Toujours est-il que ce culte <> attire d?j? beaucoup de monde et, ? voir l'empressement des fid?les ? venir s'asseoir sur les bancs rustiques, devant la chaire rudimentaire o? le pasteur commente l'?vangile, il est permis de pr?voir, pour les prochains mois caniculaires, une affluence plus consid?rable encore. La pratique de la religion se concilie d'ailleurs fort bien avec un certain souci du bien-?tre corporel: puisqu'elle s'accommode, en hiver, du chauffage des ?glises, pourquoi s'interdirait-elle, en ?t?, la fra?cheur des bois?

La premi?re vogue, d?j? lointaine, du chapeau de Panama avait ?t? suivie d'une longue p?riode de d?faveur, presque d'oubli; il y a quelques ann?es encore, c'est ? peine si de rares contempteurs de la mode, gens d'?ge m?r, osaient, l'?t? venu, arborer ce couvre-chef aux bords larges et souples, commode mais surann?. Par un de ses retours coutumiers, la mode, depuis plusieurs saisons, l'a de nouveau adopt?; elle lui fait la part belle parmi ses concurrents et m?me on peut dire qu'?tant d'un prix beaucoup plus abordable qu'autrefois il commence ? se d?mocratiser.

Aujourd'hui, l'?tat qui a donn? son nom ? cette coiffure estivale ne la fournit plus gu?re; les meilleurs <> viennent de la R?publique de l'?quateur, de Porto-Rico et des Antilles; d'ailleurs, c'est surtout la mati?re premi?re, tir?e des fibres d'un arbre du genre latanier, que les pays de production exportent en Europe, o? elle est mise en oeuvre. Cette branche de l'industrie chapeli?re s'est particuli?rement d?velopp?e dans la r?gion de Nancy et en Alsace-Lorraine.

Apr?s le blanchiment par un proc?d? chimique, les chapeaux sont soumis au s?chage en plein air et, comme notre gravure permet d'en juger, cette phase de la fabrication n'est ni la moins curieuse ni la moins pittoresque: on croirait voir de haut onduler, sous le soleil, une foule compacte aux centaines de t?tes uniform?ment coiff?es.

UNE AMAZONE AM?RICAINE.

Cette amazone fameuse de l'autre c?t? de l'Atlantique ?merveillait derni?rement New-York par ses rares talents de sportswoman. Non contente de dresser et de ma?triser les chevaux les plus intraitables, elle dompte, et monte des taureaux sauvages; en outre, maniant le lasso avec la ma?trise du plus habile gaucho, elle capture elle-m?me ces animaux: telle est son habilet? qu'elle a r?ussi ? en forcer jusqu'? trois ensemble en l'espace de trois minutes et demie.

Rossie Mulhall , est une des filles de M. Elias Mulhall, surnomm? le <> et qui s'honore de compter parmi les amis du pr?sident Roosevelt. C'est une jeune personne plut?t fr?le d'apparence, ne pesant m?me pas 50 kilos, mais d'une vigueur musculaire et nerveuse peu communes. V?tue d'un costume mi-masculin, mi-f?minin, coiff?e d'un large feutre, elle chevauche hardiment d'extraordinaires montures sur les promenades publiques, o? ses apparitions ne manquent pas de faire sensation.

A propos des prouesses sportives accomplies contre l'ordinaire avec des b?tes ? cornes, il n'est pas sans int?r?t de rappeler la cr?ation ? Madagascar, aux environs de Majunga, il y a quelques ann?es, d'une v?ritable <>. M. Sluszanski, en effet, avait pu dresser ? la voiture et ? la selle une trentaine de boeufs, capables, comme le constate un rapport officiel, de rendre de grands services dans notre colonie pour les transports et le d?placement du personnel.

LE LOYALISME EN SU?DE

On a vu plus haut par quelles manifestations a ?t? salu?, en Norv?ge, l'acte consacrant la s?paration entre les deux pays Scandinaves. Mais la Su?de, en revanche, est demeur?e ardemment loyaliste, et l'on peut se rendre compte, par les photographies ci-dessus, des acclamations qui salu?rent, ? Stockholm, le roi Oscar sortant du Palais, ? l'heure m?me, ou ? peu pr?s, o? la Norv?ge c?l?brait bruyamment ce qu'elle consid?re comme son <>.

LE H?ROS D'USSEAU

On n'a pas encore eu le temps d'oublier les exploits d?sormais l?gendaires de cet ancien garde-chasse poitevin qui nagu?re, ? Usseau, village voisin de Ch?tellerault, soutint, le fusil au poing, un si?ge en r?gle contre la force arm?e, barricad? dans sa maison d'o? l'on ne put le d?loger que par la dynamite. Inculp? d'une tentative de meurtre, Roy refusait obstin?ment de rendre des comptes ? la justice. Depuis qu'il est tomb? entre ses mains, l'intraitable vieillard a, para?t-il, renonc? au r?le p?rilleux de pr?venu r?calcitrant; ses rapports obligatoires avec les gendarmes dont il avait jur? l'extermination le trouvent d'une docilit? exemplaire: le lion s'est fait mouton. Il se produit parfois de ces m?tamorphoses.

UN MARIAGE PRINCIER A WINDSOR

Le 15 juin a ?t? c?l?br?, au ch?teau royal de Windsor, le mariage de la princesse Marguerite de Connaught, ni?ce du roi d'Angleterre, avec le prince Gustave-Adolphe de Su?de, fils du prince h?ritier.

Nul cadre ne convenait mieux au somptueux apparat d'une telle c?r?monie que la chapelle Saint-Georges, un bijou d'architecture ogivale, d?cor?e d'antiques banni?res; ? travers le grand vitrail du fond, le soleil propice inondait de sa clart? l'int?rieur de la nef, rehaussant l'?clat des brillants uniformes, des riches ?toffes aux couleurs chatoyantes, des parures ?tincelantes, des ?paules d?collet?es suivant l'?tiquette anglaise.

La fianc?e fit son entr?e, accompagn?e de son p?re et de ses demoiselles d'honneur: les princesses Patricia de Connaught, sa soeur; Mary de Galles, B?atrice de Saxe-Cobourg-Gotha, Eug?nie de Battenberg. Elle portait une robe en point d'Irlande, cadeau des dames d'?rin, dont le dessin repr?sente des lis, des tr?fles et des reines des pr?s; un voile brod? de son initiale avec couronne et guirlandes de tr?fles. Comme bijoux, la princesse Marguerite n'avait ajout? ? sa toilette que des perles ayant appartenu ? la reine Victoria, son a?eule.

NOUVELLES INVENTIONS

LUNETTES SPORTIVES

Le docteur Mirovitch s'est attach? ? doter le sport automobile de lunettes pr?sentant le minimum de laideur, ou m?me n'ayant rien de disgracieux, tout en offrant un confort sup?rieur ? celui des lunettes ordinaires. Il semble bien que son but soit atteint; ses lunettes prot?gent les yeux avec une s?curit? absolue contre la poussi?re des routes et tout courant d'air.

Elles emp?chent pendant tout le trajet, par tous les temps et en toute saison, la formation de toute bu?e obstruant le champ visuel du sportsman.

Elles procurent aux yeux, m?me pendant les courses de grande vitesse, une circulation douce et rationnelle d'air atmosph?rique et donnent ? l'automobiliste ou au cycliste une sensation de bien-?tre tout en lui permettant de tenir les yeux largement ouverte, sans inconv?nient aucun, sans clignements ni larmoiements.

Le sporstman peut, par cons?quent, regarder normalement, c'est-?-dire horizontale ment, fixer nettement les objets rencontr?s en cours de route et, par suite, s'orienter parfaitement, et cela sans la moindre fatigue pour les yeux.

Nos deux figures rendent compte du dispositif adopt? pour r?unir ces multiples avantages.

L'armature de la lunette est en aluminium et, par suite, fort l?g?re. Des rubans ?lastiques , passant par-dessus les oreilles et s'agrafant derri?re la t?te, assurent une fixation sure, sans g?ne et sans exc?s de pression.

Les verres poss?dent une courbure transversale permettant la vision lat?rale bien mieux que les verres plans ordinaires; ces verres peuvent d'ailleurs ?tre remplac?s sans difficult? par des verres fum?s de m?me courbure dans le cas de trop vive lumi?re, ou par des verres concaves ou convexes destin?s aux myopes ou presbytes.

L'a?ration a ?t? l'objet d'une ?tude sp?ciale; elle est douce et suffisante, gr?ce ? l'emploi de deux tubes superpos?s, ?troits et aplatis . Ces tubes, assez longs, sont infl?chis en arri?re et se terminent pr?s de l'oreille. Ils prennent l'air en arri?re et ? contre-vent pour le diriger dans la chambre form?e par le verre et l'oeil. L'un des tubes sert de canal de p?n?tration ? l'air frais, l'autre sert de d?gagement pour l'air ?chauff?. Ce syst?me d'a?ration emp?che, en cours de route, la formation de bu?e ? l'int?rieur des lunettes. Certainement, au premier moment apr?s l'application des lunettes sur les yeux, ainsi qu'aux moments d'arr?t, les verres se couvrent d'une l?g?re bu?e, prouvant ainsi la cl?ture herm?tique du pourtour de l'oeil; mais cette bu?e dispara?t instantan?ment d?s les premiers tours de roue.

L'application au pourtour orbitaire, avec cl?ture absolument herm?tique et sans aucune pression sensible, se fait ? l'aide d'un bourrelet en tube de caoutchouc souple, entourant le bord libre de la coque des lunettes. Ce bourrelet prend point d'appui sur l'os du nez, sur la partie saillante de la pommette et sur la partie externe du rebord orbitaire au niveau de l'extr?mit? du sourcil.

Partout ailleurs le contact est intime mais sans aucune pression.

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